Vous êtes ici

Journée Nationale Travail et Handicap du 6 décembre 2016

Presse confédérale

FO HEBDO N° 3223-3224                                                      Journée nationale Travail et Handicap

Les intervenants à la 17e journée FO Travail et Handicap ont mis l’accent sur la question du maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés.

FO souhaite une négociation interprofessionnelle sur le handicap

RENCONTRE La 17e journée nationale Travail et Handicap, organisée par FO, s’est tenue le 6 décembre à Paris avec 400 participants. Le thème retenu pour les tables rondes était le maintien dans l’emploi, alors que le taux de chômage des personnes handicapées atteint 18%.

 
   

 

La confédération Force Ouvrière va demander l’ouverture d’une délibération sociale sur l’emploi des personnes handicapées. Celle-ci pourrait déboucher sur une négociation interprofessionnelle. « Ce serait une première sur cette question », a expliqué Jean- Claude Mailly qui intervenait en clôture de la journée. Le secrétaire général de FO estime également que ce serait un moyen de « sauver les deux fonds dédiés à l’emploi des travailleurs handicapés », l’Agefiph (entreprises privées) et le FIPHFP (fonction publique), et de « mieux protéger  les  personnes  handicapées ».

 

PONCTIONS DE L’ÉTAT DANS LES FONDS D’INSERTION

Ces deux organismes voient leurs budgets respectifs fondre dangereusement. Plus les entreprises et collectivités embauchent de travailleurs handicapés, moins elles leur versent de contributions compensatoires. Dans le même temps, le nombre de travailleurs handicapés à accompagner continue d’augmenter. Cet « effet ciseau » menace le fonctionnement des fonds.

La ponction de l’État de 90 millions d’euros sur trois ans dans chacun des budgets, jusqu’en 2017, pour financer les emplois aidés, est d’autant plus insupportable. « Il faut dire stop, les deux fonds sont exsangues, c’est le cas aujourd’hui pour le FIPHFP et en 2017 pour l’Agefiph », a alerté Anne Baltazar, secrétaire confédérale chargée du handicap et présidente de l’Agefiph.

LES AVANCÉES EN TROMPE L’ŒIL DE LA LOI TRAVAIL

La loi Travail contient plusieurs mesures concernant le handicap. L’article 52, dont le décret d’application devrait paraître prochainement, instaure l’emploi accompagné pour les travailleurs handicapés. Ce dispositif, très attendu, permet un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle pour accéder et se maintenir dans l’emploi en milieu ordinaire.

L’article 32 ajoute une nouvelle mission au CHSCT : « Contribuer à l’adaptation et à l’aménagement des postes de travail afin de faciliter l’accès des personnes handicapées à tous les emplois et de favoriser leur maintien dans l’emploi  au cours  de leur  vie professionnelle.   »

 

BAISSE DES MOYENS DES IRP

Mais dans le même temps, la loi Travail diminue les moyens des instances représentatives du personnel, comme l’a rappelé Jocelyne Marmande, secrétaire confédérale FO chargée de la protection sociale. « On ne peut pas réduire les moyens et augmenter  les missions,  la santé risque de passer au deuxième plan », s’inquiète-t-elle.

À partir du 1er janvier 2017, dès l’embauche les travailleurs reconnus handicapés seront orientés vers le médecin du travail pour bénéficier d’un suivi individuel renforcé. Or la loi Travail réforme aussi la médecine du travail, entraînant « un recul considérable de la surveillance médicale des salariés », dénonce Jocelyne Marmande.

PRÈS D’UN TRAVAILLEUR HANDICAPÉ SUR CINQ EST AU CHÔMAGE

On compte en France 2,6 millions de travailleurs bénéficiant d’une reconnaissance de handicap (RQTH). Leur taux de chômage atteint 18 %, soit le double de la population générale. Plus âgés que la moyenne et moins bien formés, ces demandeurs d’emploi ont plus de mal à retrouver du travail et sont en moyenne 200 jours de plus au chômage.

Depuis 1987, toute entreprise d’au moins 20 salariés doit employer au moins 6 % de travailleurs handicapés. Dans les faits, ce taux est actuellement de 3,3 % dans le privé et de 5,17 % dans le public. Si l’entrée et le maintien dans l’emploi de ces personnes se sont améliorés ces dernières années, le nombre de RQTH est en augmentation.

 

LE HANDICAP, CAUSE ÉLEVÉE DE DISCRIMINATION

Dans 95 % des cas, l’inaptitude se solde par un licenciement. Beaucoup de salariés refusent encore de solliciter une reconnaissance RQTH. Le handicap, notamment dans le domaine de l’emploi, est la deuxième cause de discrimination dans les saisines du Défenseur des droits. FO déplore aussi que la RQTH ne soit pas prise en compte pour la retraite anticipée si le taux d’incapacité est inférieur à 50 %. « Ce taux est très souvent à 49 %, car 50 % déclenche aussi  le  versement  de  l’allocation  adulte   handicapé », a déploré Jean-Claude Mailly.

Article rédigé par CLARISSE JOSSELIN  Mercredi 14 décembre  2016

 
   

 

 

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer